Lorsque
la planète était encore couverte de forêts vertes et bien fournies, un
petit arbre appelé Ikty venait d’ouvrir les yeux pour la première fois à
la salle paroissiale de Gerpinnes qui se trouvait juste à côté de
l’église.
Sa
venue au monde était si miraculeuse que bien des complications
arrivèrent. Tout d’abord, Ikty et ses compagnons se mirent à perdre
leurs superbes feuilles qui avaient déjà jauni et bruni auparavant.
Ensuite le soleil se mit à disparaître durant quelques temps, laissant
place à un froid désagréable et glaçant. Mais il réapparut suivi des
oiseaux, des lapins, bref de tous les animaux. Ces complications se
répétaient à un rythme étrangement régulier... « C’est comme un cycle »,
disait le sage.
Au
départ, les jeunes arbrisseaux, ainsi que les aïeux, détestaient Ikty
pour ce changement effrayant. Mais par la suite, ils se rendirent compte
que cela brisait la monotonie de leur jeune temps. Et c’est après
plusieurs mois de concertation qu’ils nommèrent ce phénomène les
saisons.
Pour
rendre hommage à cette ère nouvelle, chacune des familles s’habilla en
une saison différente. C’est ainsi que les Wallaroos représentèrent
l’hiver et les Panthères le printemps. L’été revint aux Alezans tandis
que les Caribous fêtèrent l’automne.
Mais
évidemment, ils n’arrivaient jamais les mains vides à la cérémonie.
Avant de partir, chacun des membres préparait un petit sac dans lequel
se trouvaient :
Un sac de couchage et des couvertures
Un matelas
Des (sous-)vêtements de rechange et un pyjama
Une trousse de toilette
De bonnes chaussures de marche et des chaussures d’intérieur
Une lampe de poche
Une gourde
Un canif
Une boussole
Ses médicaments personnels si nécessaire
Son chansonnier (les instruments de musique sont également les bienvenus)
Son déguisement pour la cérémonie
Toutefois,
même les arbrisseaux férus de nouvelles technologies évitèrent
d’emporter avec eux leurs Gsm, Mp3,... Ainsi, ils devinrent libres et
plus aptes à se faire de nouveaux amis !
Quand
vint le jour du départ, tous étaient habillés de la même façon ! En
effet, leur uniforme servait de camouflage sur le dangereux chemin
qu’ils avaient d’abord à suivre ! Et pour plus de prudence encore,
chacun était muni de sa carte SIS. Enfin, ils avaient soupé au
préalable, cela les empêchait ainsi de mourir de faim à l’orée du bois.
Évidemment, comme ces fêtes ne se produisaient qu’une seule fois par an, elles duraient tout un week-end (01/04/11 au 03/04/11)! Ils
étaient attendus le vendredi à 20h et repartaient de bon matin le
dimanche à 11h. Le covoiturage était évidemment plus qu’apprécié !
Parfois,
il arrivait que les parents ne viennent pas. Dès lors, les grands sages
laissaient quelques numéros afin que les aïeux puissent prévenir en cas
d’urgence. En cas d’urgence oui, mais pas seulement. Ils pouvaient,
grâce à ces numéros magiques, prévenir aussi en cas d’absence ce qui
était très apprécié par les sages... On lisait alors sur les
pancartes :
Malheureusement,
ce week-end sollicitait quelques sacrifices... Chaque participant
devait remettre 12 euro-feuilles aux sages le premier jour du week-end.
Mais lorsque deux membres de la cérémonie appartenaient à une même
tribu, ils ne devaient sacrifier chacun que 10 euros-feuilles.Pour
terminer cette merveilleuse comptine, laissez-moi vous souhaiter, chers
arbrisseaux, une bonne semaine de repos ! C’est dans quelques dodos à
l’orée du bois qu’avec bonheur on vous attendra !A bientôt mes amis, faites que l’on soit tous réunis !Les sages de l’orée du bois ?
(C’est la semaine prochaine que vous verrez si c’est le cas !)